Go to menu Go to content

Essais routiers

Mercedes-Benz Classe GLK 2010

 

 

Un utilitaire futé

 

Par Michel Crépault

 

 

Si vous avez vu le film Sex and the City, vous connaissez le GLK puisque les stratèges de marketing de Mercedes-Benz ont fait en sorte que leur nouvel utilitaire intermédiaire soit le copain à quatre roues des copines de Sarah Jessica Parker.

         Est-ce suffisant pour dire du GLK qu’il a été conçu pour les dames ? D’abord, il n’y a pas un constructeur au monde qui s’aliénerait une partie des consommateurs en allant déclarer pareille incongruité. Deuxièmement, j’ai croisé plusieurs hommes qui ont professé leur intérêt envers le nouveau véhicule.

         Bref, si le GLK n’est pas un véhicule rose, il est quoi alors ? 

 

CARROSSERIE

Je reviens au film pour rappeler que le quatuor féminin en vedette était tendance et tout. Or, le design du GLK tombe aussi dans la catégorie des produits branchés. L’enveloppe de métal est à la fois audacieuse et bien proportionnée, mettant en valeur des angles biseautés avec talent. Il a une allure « cool », ce véhicule !

         Le format n’est ni trop gros ni trop petit (voisin de l’Acura RDX). De très gros utilitaires remportent du succès auprès d’une partie de la gent féminine car elle s’y sent en sécurité. D’autres, en revanche, ne dédaigneraient pas ce sentiment de confiance que procure la conduite surélevée d’un char d’assaut urbain mais pas au prix de manœuvrer un camion à dix roues au centre-ville. Ces gens-là trouveront l’apprentissage au volant du GLK très facile.

 

HABITACLE

L’intérieur est unisexe parce qu’il s’inspire carrément de celui de la berline de Classe C (qui a également prêté sa plateforme). On se sent immédiatement en territoire connu. Le sélecteur de vitesses du GLK a beau travailler automatiquement, sa forme rappelle celui d’une boîte manuelle. Les sièges tendus de beau cuir, fermes par endroits, dodus à d’autres, ne peuvent cacher leur origine germanique. L’espace de chargement se révèle facile à utiliser grâce à un accès convivial et à un cache-objets pratique.

         Benz a la mauvaise habitude de planter trop près les leviers du régulateur de vitesse et des essuie-glaces. Avec le GLK, on a enfin amenuisé ce risque de gaucherie. Quant au réglage électrique des sièges qui s’exerce à partir d’un commutateur imitant les sections du fauteuil, on devrait le rendre obligatoire dans tous les véhicules.

         À l’arrière, le dégagement est bon tout azimut. Par contre, les portières nous obligent à nous battre avec le puits de la roue qui empiète sur notre passage. Comme le GLK occupe une niche haut de gamme, sa liste d’accessoires de série comprend notamment un climatiseur à deux zones, une interface Bluetooth et un écran couleur central. Parmi les options, le toit panoramique est ma préférée.

        

MÉCANIQUE

Autre point qui augmente notre degré de confiance à l’égard du GLK : sa transmission intégrale 4MATIC de série. Combinez cette technologie (qui envoie 55 % du couple à l’arrière) à la suspension Agility Control, à la boîte automatique à 7 rapports de même qu’à un arsenal impressionnant d’aides électroniques et vous voilà prêt à jouer à la chèvre des montagnes.

         Son moteur – le seul offert pour le moment chez nous – est ce V6 de 3,5 litres de 268 chevaux qu’on retrouve sous une multitude d’autres capots de la famille. Tout de même, grâce au poids léger du véhicule, on peut signer un 0 à 100 km/h en moins de sept secondes, tandis que la vitesse maxi a été bridée à 210 km/h.

 

COMPORTEMENT

La vision à 360 degrés est excellente grâce à des glaces généreuses et à des rétroviseurs bien postés. Le volant est gros, mais s’empoigne avec aisance, tandis que le freinage est à la fois puissant et onctueux. Une tenue de route athlétique encaisse les joints de dilatation sans broncher. Cela dit, en attaquant des virages de façon agressive, le GLK a de la difficulté à garder le cap Pour rester dans sa zone de confort, le véhicule demande des manières posées.

En réalité, le V6 met un certain temps à s’échauffer mais, une fois lancé, la puissance sur les régimes médians est tout à fait adéquate. Force progressive et non explosive. L’accélérateur répond bien, en harmonie avec une direction précise mais qui se cherche un peu quand on est pressé. En bref, le GLK se conduit comme un charme, mais restons zen.

 

CONCLUSION

Mercedes-Benz exploite déjà sans vergogne le segment des utilitaires avec ses véhicules de Classe M, GL, R et G. Le nouveau GLK, plus petit en tout (format, consommation et prix), profite d’une récession qui s’étire, mais qui n’empêchera pas plusieurs d’entre nous de vouloir se faire plaisir.

 

FORCES

Lignes extérieures inspirées

Rapport qualité-prix intéressant

Arsenal électronique rassurant côté sécurité

FAIBLESSES

Arsenal qui déshumanise un peu la conduite

Version BlueTEC toujours attendue

 

NOUVEAUTÉS EN 2010

À voir...

 

-30-